~Resume ・ レジュメ~

Dans l’oeuvre de Camus, le theme du bonhour est un theme central. Dans ce trvail, j’ai etudie la conception du bonheur chez Camus, surtout dans “la Peste”.
Mais, avant d’aborder l’etude de “la Peste”, j’ai d’abord reflechi et etudie l’idee de l’absurdite et du bonheur dans “le mythe de sisyphe”, afin de mieux comprendre l’idee du bonheur camusien dans “la Peste”. L’absurdite et le bonheur dans “le mythe de sisyphe” me paraissent des elements importants pour comprendre Camus dans “la Peste”. Mais je voudrais tout simplement presenter “le mythe de sisyphe” comme un simple arriere-plan de “la Peste”, sans relier l’un a l’autre.

Le bonheur camusien est complexe et il peut etre compris de diverses facons. Ici j’ai emprunte a Pierre Nguyen-Van-Huy les definitions camusiennes du bonheur. Selon lui, Camus poursuivait trois sortes de bonheur: un premier, le bonheur “physique” qui consiste dans l’union avec le monde du sensible que l’on trouve dans “Noces”, les autres, le bonheur “humaniste” et le bonheur “metaphysique” qui sont ceux de “la Peste”.

Dr. Rieux en chef et les gens d’Oran se revoltaient contre la peste, et la revolte leur a appris la solidarite et l’amour humains. A travers ces experiences, ils cherchaient le bonheur, lequel bonheur peut s’appler “le bonheur humaniste”. Par contre, d’autres personnages desiraient un autre bonheur, celui de “la reunion avec quelque chose qu’ils ne pouvaient pas definir, mais qui leur paraissait le seul bien desirable”. C’est le cas de Tarrou. Ce bonheur, en quelque sorte, “la paix”, que Tarrou desirait est appele “le bonheur metaphysique”.

Pourquoi Tarrou cherchait-il au dela l’homme, “quelque chose qu’il n’imaginait meme pas”, quelque chose de transcendant? C’est parce qu’un jour il a eu conscience du “mal moral” humain. Depuis lors, il s’apercevait qu’aucune paix ne lui plus etait possible a moins qu’il puisse faire disparaitre ce mal moral (la peste metaphysique). C’est pourquoi pour obtenir la paix Tarrou desirait devenir un saint sans Dieu.

Tarrou en desirant la paix perdait la vie, en ayant la nostalgie de la transcendance. Tarrou a-t-il obtenu ou non cette paix qu’il desirait, nous ne le savons aucunement. Il en est de meme chez Camus. Camus aussi avait cette nostalgie de quelque chose de transcendant, mais de cette nostalgie il n’a pas pus decouvrir l’objet de sa vie. Il a ete tue dans un accident.

Le probleme qui demeure apres la mort de Tarrou et de Camus, n’est-il pas le probleme de la paix qui se rapporte un probleme du decourvrir ou non l’objet de leur vie? “L’homme a besoin non seulement du bonheur d’aimer, mais aussi de celui d’adorer”, nous dit Pierre Teilhard de Chardin. Ce besoin est celui de l’homme camusien.

Finalement je voudrais ajouter que cette conclusion est basee sur les oeuvres de Frankl, Bonhoeffer et Soseki.

(23 Decembre 1969)